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Bolivie

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Engagée depuis 2010 en Bolivie, la Centrale Sanitaire Suisse Romande (CSSR) y conduit un projet de prise en charge et de renforcement des personnes atteintes du VIH/Sida, en particulier auprès de la population LGBT (Lesbienne, Gay, Bisexuelle et Trans). En 2015, près de 400 personnes atteintes du VIH/Sida et leurs proches ont bénéficié d’une amélioration de leur accès aux soins grâce aux actions de la CSSR et de l’IDH, son partenaire sur le terrain.

Prise en charge et renforcement des personnes atteintes par le VIH/SIDA à Cochabamba

Dans le département de Cochabamba, 11,6 % de la population LGBT est atteinte par le VIH/SIDA !

Malgré une législation progressiste en matière de droits des personnes atteintes du VIH, la diminution de la discrimination des personnes qui en sont atteintes n’est pas encore acquise. Les stéréotypes et préjugés sont tenaces. Tant dans la société que de la part du personnel médical. Ce qui préjudicie la prise en charge et le traitement des malades. Cochabamba est le deuxième département le plus touché par l’épidémie, après Santa Cruz. La population LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuel(le)s et Transgenres) reste particulièrement vulnérable et est nettement plus touchée par l’épidémie que le reste de la population (11,6 % contre 0.2%). Discriminée et stigmatisée, cette communauté voit son accès aux soins limité.

Objectif global

Améliorer les réponses de prévention auprès des populations LGBT et la prise en charge des personnes avec le VIH à Cochabamba.

Objectifs spécifiques

  • Promouvoir les comportements sexuels sûrs
  • Renforcer l’exercice des droits individuels et collectifs des bénéficiaires
  • Exercer un plaidoyer auprès des autorités en faveur de l’attribution de ressources économiques pour la prévention et prise en charge du VIH
  • Améliorer la formation des étudiants en santé sur les thèmes du VIH et sur la diversité sexuelle
  • Améliorer la prévention et la prise en charge des personnes avec le VIH à Cochabamba

Activités

Plusieurs activités sont menées par notre partenaires sur le terrain afin d’atteindre ces sous-objectifs. En voici quelques exemples :

  • Ateliers sur les pratiques sexuelles sûres, appui et consultations cliniques, tests de dépistage gratuits, etc.
  • Ateliers sur l’exercice des droits, suivi et formation continue de promoteurs communautaires sur les aspects légaux et les méthodes de plaidoyer, etc.
  • Participation à la révision de la Loi sur le Sida, audiences avec les autorités de santé et éducation, sensibilisation du public, etc.
  • Sessions de sensibilisation et cours aux étudiants sur les thèmes du VIH/Sida et de la diversité sexuelle, diffusion de vidéos et de témoignages, etc.
  • Consultations médicales et thérapeutiques, formation continue du personnel médical, etc.

En bref

Indicateurs Données
Bénéficiaires par an Total : 1740 personnes
200 personnes avec le VIH
200 de leurs proches
10 promoteurs communautaires
1300 étudiants en médecine
30 représentants des autorités sanitaires
Durée 2014-2017
Budget (pour 3 ans) 330 749 CHF
Domaines d’intervention prévention VIH/Sida, prise en charge intégrale, formation, lutte contre les discriminations, plaidoyer

Contexte politique

Le président Evo Morales, premier chef d’État d’ascendance amérindienne, au pouvoir depuis 2005, a été réélu pour la troisième fois en octobre 2014, mettant fin à une série de gouvernement néo-libéraux. Son gouvernement a marqué un tournant dans l’histoire politique du pays, en mettant en place des réformes sociales progressistes et en permettant aux peuples autochtones de participer à la vie politique du pays. Malgré ces efforts, le gouvernement n’est pas sans connaitre une vague d’opposition et de remise en question.

Contexte socio-économique

Grâce à l’amélioration des performances économiques et des recettes fiscales, à la nationalisation des hydrocarbures et à une plus grande ouverture, le pays a connu de nombreuses avancées: l’extrême pauvreté a chuté de 34% à 18%, le PIB a triplé et le taux de croissance, dépassant les 5% depuis 2012, est l’un des plus forts de la région. Malgré ces indicateurs favorables, la Bolivie demeure l’un des pays les plus pauvres d’Amérique Latine.

Contexte sanitaire

Les indicateurs de santé en Bolivie sont parmi les plus bas d’Amérique du Sud. Plus de 22 % des Boliviens n’ont pas accès à l’eau potable et 73% n’ont pas accès à des services sanitaires de base. Les taux de mortalité périnatal et de dénutrition sont particulièrement élevés au sein des populations indigènes vivant sur les hauts plateaux andins. La mauvaise santé des Boliviens est étroitement liée aux infrastructures inadéquates ou inexistantes et au peu d’information concernant leurs droits d’accès aux soins.

Des chiffres

Indicateur Bolivie Suisse
Population totale 10.6 mio 8,23 mio
Espérance de vie à la naissance h/f 65 ans / 70 ans 81 ans / 85.2 ans
PIB/habitant $3059 $78432
Dépenses totales consacrées à la santé en % du PIB 6.1 % 11,5 %
Nombre de personnes en Bolivie vivant avec le VIH/SIDA sur 10 000 habitants 17* 27
Indice de développement humain 113/187 3/187

* L’incidence du VIH/SIDA est bien plus élevée dans la réalité, mais souvent la maladie n’est pas diagnostiquée dans les pays du Sud

Sources : OMS 2013/ Banque Mondiale 2014 / ONUSIDA 2014 / Unicef (2008-2012) / PNUD (2013)

L’Instituto para el Desarrollo Humano (IDH-Bolivia)

Après un premier projet mené avec succès en 2010-2013, la CSSR prolonge son partenariat avec l’IDH-Bolivia pour une nouvelle phase de 3 ans (2014-2017).

Créé en 1997 dans le but d’apporter une amélioration de qualité de vie de la population bolivienne, à travers des projets de recherche, de promotion éducative et d’action participative, l’IDH est actif dans les domaines de la médecine sociale, des droits de l’homme et de l’environnement. Grâce à son travail de plaidoyer, elle collabore aujourd’hui avec les autorités et de nombreux autres acteurs de la société civile locale et régionale.

Depuis sa création, l’IDH a développé son Programma SidAcción de prévention du VIH dans les écoles, universités, instituts, entreprises, groupes de jeunes, prisons, casernes et grand public, avec un volet important de plaidoyer pour et par les personnes atteintes du VIH.

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