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La Fédération genevoise de coopération (FGC) prend position en soutien du peuple palestinien

En termes de solidarité internationale, le réveil en 2026 fut brutal: l’impérialisme reprend son envol et le néocolonialisme ne faiblit pas, provoquant des violences sans fin. Juste avant cette tourmente, les organisations membres de la FGC avaient approuvés en assemblée générale une prise de position dénonçant le génocide en cours à Gaza.

Scandaleuse intervention de Trump au Venezuela, massacres en Iran, menaces d’invasions étasuniennes et violences de la police de l’immigration (ICE) contre les personnes racisées ou migrantes, attaques contre le Rojava, poursuite du génocide à Gaza dans un silence désespérant… La situation dans le monde depuis ce mois de janvier est loin d’être reluisante, les droits humains sont de plus en plus aisément balayés au profit… du profit (accès au pétrole, vol de terres, pillages des ressources, etc.) et d’une montée du fascisme. Même les personnes qui croyaient encore aux organisations internationales ne peuvent qu’admettre leur impuissance.

Dans un tel contexte, que faire? D’abord, ne pas désespérer, et puis faire ce que la CSSR a toujours tenté de faire : résister, en défendant de grandes causes par des actes situés au niveau des personnes et des collectifs. En s’organisant et en soutenant les actions et les partenaires en lutte. Ainsi, la Centrale continue à financer des projets à l’international, pour réclamer l’égalité et les droits fondamentaux dans des contextes souvent pas faciles, parfois carrément hostiles.

En décembre dernier, nous avons fait le choix d’une action différente, afin d’affirmer ici, depuis la Suisse, une position politique de résistance. Les associations Madre Tierra Suisse et la CSSR ont donc proposé aux organisations membres de la FGC de valider ensemble une prise de position pour dénoncer le génocide à Gaza.

Au vu du génocide qui se déroule depuis plus de deux ans à Gaza par l’armée israélienne, de l’intensification de l’accaparement des terres et des violences en Cisjordanie, de l’occupation et de la colonisation qui a lieu depuis plus de 50 ans en Palestine;

Vu que l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025 n’empêche pas que les attaques israéliennes meurtrières contre les Palestinien·nes se poursuivent et que cet accord menace toujours plus les intérêts du peuple palestinien, notamment son droit à l’autodétermination; 

Au vu des pertes humaines civiles qui atteignent une hauteur inégalable dans tout autre conflit à l’heure actuelle;

Au vu du blocus actif de l’aide internationale vers Gaza par Israël;

Au vu de l’échec de la communauté internationale à accompagner un processus de paix durable en Palestine;

Au vu de l’inaction du gouvernement suisse qui offre son consentement à tout le moins passif à Israël;

Au vu du soutien économique et militaire de la Suisse à Israël (qui représente un soutien actif au génocide et à la colonisation en cours);

Madre Tierra Suisse et la CSSR ont donc estimé que ce qui se passe à Gaza est exceptionnel et mérite une réaction exceptionnelle. Que notre soutien doit s’exprimer haut et fort, car il s’agit d’un acte solidaire aussi déterminant que le soutien d’un projet, face au consentement passif de génocide généralisé parmi les pays occidentaux.

Les organisations membres de la FGC, réunies en assemblée générale le 4 décembre 2025, ont donc décidé que:

Les associations membres de la FGC dénoncent le génocide en cours perpétré à Gaza et la colonisation des Territoires palestiniens occupés.

Elles dénoncent les entraves à l’acheminement de l’aide internationale imposées par Israël vers la bande de Gaza. 

Elles signifient leur soutien plein et entier à la population palestinienne, à Gaza comme en Cisjordanie, et réaffirment son droit à l’autodétermination.

Elles encouragent les autres fédérations membres du Federeso à soutenir ce message et à le porter auprès des autorités suisses.

Bulletin nº198

Découvrez le dernier numéro du bulletin de la CSSR!

Dans ce numéro, la CSSR donne des nouvelles du projet de notre partenaire au Petén, se questionne sur le refus de la FGC de financer une nouvelle phase de projet de soutien aux infirmièr·ères de Matagalpa et revient sur la prise de position dénonçant le génocide à Gaza approuvée par les associations membres de la FGC lors de l’assemblée générale de décembre 2025. Dans ce bulletin, la CSSR donne aussi la parole à l’association « Soigner les Enfants de Tchernobyl » ainsi qu’à l’association « Santé-Social pour la Palestine » .

Bonne lecture!

Bulletin nº197

Découvrez le dernier numéro du bulletin de la CSSR.

Au programme : des nouvelles du Chiapas, où notre secrétaire générale Aude Martenot s’est rendue dans le cadre du projet soutenu au Mexique. Un bilan également du projet de santé communautaire mené au Salvador, alors que la dernière journée de santé organisée dans le cadre de la collaboration avec la CSSR s’est tenue en octobre dernier. Retour enfin sur une actu plus locale, avec un aperçu de la soirée mettant à l’honneur le projet d’accès à la santé en Amazonie équatorienne. Et de l’importance de rappeler que la lutte pour une société égalitaire doit s’organiser à l’internationale et contre le système capitaliste.

Bonne lecture!

Lutter pour l’accès à la santé en Amazonie équatorienne

Jeudi 16 octobre à 19h30 – Uni Mail (MS160)

À l’occasion de la venue de Pablo Fajardo, avocat et activiste de la UDAPT, la CSSR organise une conférence sur le combat des populations impactées par l’extraction pétrolière. Dans un contexte de fragilisation de la coopération au développement, la solidarité avec l’Amérique Latine doit être réaffirmée !

Olivier de Marcellus, militant climatique du collectif BreakFree Suisse, exposera comment la trajectoire des ressources fossiles dans le Nord alimente un système de prédation mortifère. Une soirée en collaboration avec Alternatiba Léman.

Bulletin nº196

Un nouveau bulletin de la Centrale Sanitaire Suisse Romande est sorti.

Dans ce numéro, la CSSR donne son avis sur les coupes budgétaires infligées à la Coopération internationale, offre un aperçu de l’année écoulée à travers les yeux de son partenaire au Mexique et informe de la situation en politique touchant son projet en Équateur. Sur la dernière page, un extrait de témoignage d’un médecin à Gaza est cité, pour rappeler que l’urgence en Palestine n’a plus de nom et que tous les regards doivent s’y porter. Viva Palestina!

Bonne lecture!